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  • Audrey Payrau

Les 6 mauvaises raisons qui vous retiennent dans ce boulot vide de sens

Mis à jour : nov. 11



Vous vous posez de nombreuses questions sur votre boulot. Vous vous demandez surtout pourquoi vous continuez de vous lever tous les matins pour faire des choses qui n’ont finalement plus aucun sens pour vous. Vous aimeriez enfin oser quitter ce CDI et vous reconvertir pour faire quelque chose que vous aimez.


Mais vous doutez. Est-ce que c’est le métier qui ne vous convient vraiment plus ou bien l’entreprise dans laquelle vous bossez ? 🤔


Vous avez peut-être même essayé de changer de boîte, mais ce n’est toujours pas ça. Une fois passée l’excitation des premiers jours, les questions reviennent à la charge.


Pourquoi je ne me sens pas à ma place ici non plus ? Je le sais, je ne m’éclate pas du tout.


Je vous comprends, j’étais exactement dans la même situation pendant quelques années.


A attendre le « déclic » …


Le soi-disant « bon moment » pour quitter mon CDI…


Mais finalement existe-t-il ce « bon » moment ? Et si le déclic n’arrivait jamais ?


Je vous liste ici les 6 fausses excuses que j’entends le plus souvent. Celles derrière lesquelles on se cache pour éviter de changer de boulot. Je vous donne aussi des pistes pour vous poser les bonnes questions et peut-être enfin prendre une décision...


Alors, excuse ou pas ? Vous vous reconnaîtrez peut-être derrière l’une d’elles ?


1. C’est la crise, autant garder mon CDI


a. Vous vous dites peut-être :


On l’entend partout, c’est la crise économique provoquée par la crise sanitaire. Dans ce contexte, je ne pense pas que ça soit le meilleur moment pour quitter mon boulot qui m’apporte une certaine sécurité. C’est confortable d’avoir un CDI et un salaire à la fin du mois. Et puis, si je veux me mettre à mon compte, c’est encore pire ! Ce n’est vraiment pas le meilleur moment. J’attends un peu et je verrai bien.


b. Et si c’était une excuse ?


Comme dans toute crise, il y a des entreprises qui ne vont pas s’en remettre, d’autres qui vont s’adapter et survivre, et d’autres qui vont carrément cartonner. Il y a des opportunités partout, même en temps de crise.


Ne pas vouloir bouger en cette période, c’est se priver de ces opportunités.


Je ne dis pas qu’il faut démissionner demain et vous lancer dans un projet coûteux à votre compte, sans réfléchir.


Mais par contre, il ne faut pas se cacher derrière le contexte actuel pour reporter votre envie de changer, à plus tard.


Combien de temps va durer la crise économique ? Personne ne peut l’estimer. Vous êtes prêt à encore attendre des années ?


Certains vont perdre leur emploi et se retrouveront forcés de s’adapter, en urgence.


D’autres prendront leurs responsabilités, et anticiperont en préparant leur reconversion professionnelle. Ils évalueront les risques et trouveront des solutions pour mener à bien leur projet. C’est le travail que l’on fait en séance avec mes clients. On avance, pas-à-pas, vers leur projet de cœur, sans risque démesuré.


Tout est une question d’état d’esprit.


Dans tous les cas, l’être humain s’adapte. Mais en général, il n’aime pas le changement. Notre cerveau aime la routine. Même si celle-ci n’est pas vraiment confortable au quotidien, dans un boulot qui nous pèse et nous vide. Sortir de sa zone de confort, c’est quelque chose qu’il déteste faire.


Mais, il y a toujours des solutions.


c. Alors :

  • Si vous vous écoutez vraiment, qu’avez-vous envie de faire là maintenant ?

  • La dernière fois que vous avez pris une décision osée ou un peu risquée, que s’est-il passé ? Le regrettez-vous maintenant ?

  • Quel petit pas pouvez-vous faire pour sortir de votre zone de confort ?


2. Ce n’est pas encore le moment, mes enfants sont trop petits


a. Vous vous dites peut-être :


J’ai toujours eu envie de changer de boulot, mais là je ne peux pas bouger : mes enfants sont trop petits. Je ne peux pas me permettre de quitter mon job, c’est une lourde responsabilité. Je dois assurer financièrement et puis je dois être présent.


b. Et si c’était une excuse ?


Je le répète : ce n’est JA-MAIS le bon moment ! Il y a toujours quelque chose qui va vous bloquer et vous faire attendre.


Et une fois qu’ils seront plus grands ? Ils auront de nouveaux besoins, vous aurez encore le crédit de la maison, de nouveaux travaux peut-être, votre conjoint aura lui aussi envie de changer de boulot ou de service…


Et puis finalement, peut-être que vous trouverez un nouveau projet professionnel épanouissant qui ne vous bloquera pas financièrement. Pour le savoir, il faut commencer par y réfléchir, au lieu de rejeter purement et simplement l'idée 😉


c. Alors :

  • Quelle image de vous et du travail avez-vous envie de donner à vos enfants ?

  • Pensez-vous vraiment qu’ils vont manquer de quelque chose si vous changez de voie professionnelle et que vos revenus viennent à baisser un peu ?

  • Est-ce que vous avez recherché toutes les solutions qui se proposent à vous si vous voulez changer de boulot (allocations chômage, emploi à temps partiel, prime de départ, économies, prêt, revenu du conjoint…) ?


3. Je n’ai pas d’idées, alors autant continuer dans ce que je sais faire


a. Vous vous dites peut-être :


J’en ai marre de mon boulot mais je ne sais pas quoi faire d’autre que ça. J’ai aucune passion, aucun talent particulier, aucune vocation… Du coup, en attendant que je trouve une bonne idée, je reste ici. Mais dès que je la trouve, je pars c’est sûr !


b. Et si c’était une excuse ?


Connaissez-vous quelqu’un qui vous ai dit : j’aimerais tellement quitter cet appart pour acheter ma maison idéale. Mais tant que je n’y tombe pas dessus par hasard, je ne bouge pas. Et en attendant, hors de question de regarder les annonces de ventes immobilières et surtout, je ne note pas les caractéristiques de ce que je recherche. J’attends LA bonne occasion.


Peut-être qu’un jour, par hasard, vous allez avoir une idée de projet professionnel. Mais si vous ne mettez pas toutes les chances de votre côté en commençant à planifier du temps pour votre recherche de reconversion, vous allez peut-être attendre très-très-très-très longtemps !


Beaucoup de clients me disent au début de l’accompagnement « je n’ai absolument aucune idée de ce que je peux faire ». Oui, et c’est normal ! Combien de temps avez-vous passé à rechercher ce que vous pourriez faire ? Concrètement, avec un papier et un stylo, en faisant des recherches sur vous, sur les métiers existants, sur les différents moyens de se faire accompagner… ? Qu’avez-vous vraiment essayé ?


Quand on a un rêve, et qu’on ne le planifie pas, il reste simplement un rêve.


« Nos rêves peuvent devenir réalité seulement si nous avons le courage de les poursuivre. » – Walt Disney

c. Alors :

  • Concrètement, combien de temps avez-vous pris pour étudier votre envie de reconversion ?

  • Avez-vous commencé à noter vos interrogations, vos peurs, vos premières idées, même les plus folles, pour commencer à réfléchir sur le sujet ?

  • Peut-être pouvez-vous déjà planifier, sur votre agenda, une plage de temps réservé à la recherche de votre nouveau projet professionnel ?


Pour aller plus loin, lisez ici mon article qui vous explique par quoi commencer quand on veut se reconvertir.

4. Je ne veux pas sacrifier mes longues études et mes années d’expérience


a. Vous vous dites peut-être :


J’ai fait des sacrifices pour arriver à mon niveau d’études et j’ai aussi fait des sacrifices au boulot, pour arriver à la place où je suis aujourd’hui. Je sens que je ne suis pas vraiment à ma place mais est-ce que je suis vraiment prêt à sacrifier toutes ces années, pour passer à autre chose ?


b. Et si c’était une excuse ?


Et si vous vous étiez juste trompé d’échelle ?


Vous avez fait beaucoup d’effort pour arriver à votre poste d’aujourd’hui. Mais arrivé tout en haut, vous vous rendez compte que ce n’était pas vraiment l’image que vous vous en faisiez. Vous avez avancé tête baissée, envers et contre tout, vers votre objectif de carrière. Peut-être même, comme c’était mon cas, votre objectif depuis le lycée, quand vous avez choisi votre orientation initiale.


Les études et l’expérience, ce n’est jamais totalement perdu. Cela peut toujours servir et dans tous les domaines (pour accéder à un concours, rentrer dans une formation, avoir une certaine culture, avoir un réseau, vous avoir permis de faire des économies, avoir une expertise dans un domaine dans lequel on trouvera toujours du boulot si besoin…).


Mais pourquoi forcer si vous sentez que votre place est ailleurs ? On a le droit de se tromper. Peut-être qu'il serait temps de l'accepter, et de passer à autre chose.


c. Alors :

  • Quelle est votre priorité dans la vie (la carrière, la famille, l’épanouissement, le sens, les relations sociales, le plaisir…) ?

  • Etes-vous en train d’avancer vers ce qui compte le plus pour vous ou vous êtes-vous trompé d’échelle ?

  • Où vous voyez-vous dans 5 ans ? 10 ans ? Si vous vous voyez encore à la même place, alors ne changez rien. Sinon…

« Vos croyances deviennent vos pensées, vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs, vos valeurs deviennent votre destinée. » - Gandhi

5. Mon entourage me conseille de ne pas quitter mon boulot


a. Vous vous dites peut-être :


J’ai vraiment envie de changer de boulot mais tout mon entourage me dit de ne pas bouger car mon poste n’est pas si mal, et puis je gagne bien ma vie et j’ai un CDI. Ils me conseillent de changer d’entreprise car c’est peut-être celle où je bosse qui ne me convient plus. Mais, ils me déconseillent fortement de tout lâcher, ça serait dommage et trop risqué. Surtout mes parents !


b. Et si c’était une excuse ?


Imaginez que votre enfant de 30 ans (si vous n’en avez pas, imaginez encore plus 😉), cadre haut placé dans une bonne boîte, vous dise un jour : « Papa, maman, je vais tout arrêter car ça ne me plait plus. Je démissionne. Et, je vais sûrement monter mon entreprise, mais je ne sais pas encore dans quoi, ni comment. »


Des réactions ? 😅


Mais bien sûr qu’on n’a pas envie qu’il bouge le moindre petit doigt ! Et ça serait se mentir que de dire l’inverse. Votre entourage vous renvoie ses propres peurs. Si vous hésitez à partir de votre boulot, que vous êtes légèrement énormément flippé, et que vous demandez les avis autour de vous, qui vraiment va vous dire : « Oh, mais bien sûr, lâche tout ! » ?


Personne !


Votre entourage ne veut que votre bien. Mais ils ont aussi besoin d’être rassurés avant de valider l’idée.


Une fois que vous serez sûr de vous, vous verrez la différence. Vous n’entendrez plus que : « Quel courage, tu as vraiment raison de t’écouter. »


Vous seul savez de quoi vous êtes vraiment capable 😊


c. Alors :

  • Si vous vous écoutez vraiment, qu’avez-vous envie de faire là maintenant ?

  • Si vous habitiez dans un pays lointain, sans proches autour de vous, que choisiriez-vous de faire en toute conscience ?

  • Quand on vous dit qu’il vaut mieux ne pas changer, que ressentez-vous ? L’envie de vous dépasser et leur prouver le contraire ou un soulagement ?


6. Je vais trop perdre en salaire, je ne peux pas me le permettre


a. Vous vous dites peut-être :


Je déteste mon boulot. Mes journées sont longues et je m’ennuie. Mes capacités ne sont pas utilisées à 100%. J’attends avec impatience mes vendredis soir et mes vacances pour enfin profiter. Mais à la fin du mois, je touche un très bon salaire. Et je sais bien que si je change de boulot, je ne pourrais pas retrouver le même niveau de confort matériel qu’aujourd’hui. Du coup, hors de question que je bouge.


b. Et si c’était une excuse ?


Le travail est un moyen de gagner de l’argent pour combler ses besoins.


Est-ce que votre revenu correspond à vos vrais besoins ou vous êtes-vous crée des besoins en fonction de vos revenus ?


Je m’explique !


Quand vous aviez un revenu plus bas, il y a quelques années, je suppose que vous viviez déjà plutôt pas mal, non ? Vous gagniez combien ?


L'idée n'est pas de vous créer des besoins en fonction de vos revenus pour vous retrouver "coincé" dans un boulot qui ne vous plaît plus.


Souvent, quand nos journées de travail sont vides, on va faire les magasins pour remplir nos armoires. On tente de combler ce vide par des biens matériels. Mais cela n'a pas de sens. Et j'ai, moi aussi, connu cette période... Je vous assure qu'une fois vos journées pleines de sens, on ne ressent plus ce besoin "vital" de faire les magasins. On n'en a plus besoin justement.


Et puis, qui vous dit que vous n’allez pas cartonner dans votre futur projet de cœur et gagner la même chose ? Voir plus ? 😉


On passe beaucoup de temps au travail, alors autant faire quelque chose qui nous tient à cœur et qui a du sens pour nous.

Pour aller plus loin, lisez ici mon article qui vous explique ce que cache votre peur de manquer d'argent.


c. Alors :

  • Faites la liste et totalisez vos dépenses mensuelles en parcourant votre relevé bancaire.

  • Etes-vous ok avec ces dépenses-là ?

  • Quelles sont les dépenses que vous jugez superflues et que vous pourriez éliminer, par exemple en vue d’une reconversion ?

  • A combien estimez-vous le prix d’une vie heureuse et épanouie ?

  • S’il ne vous restait que 5 ans à vivre, que changeriez-vous ? Que testeriez-vous ?


*****



Ne laissez pas vos peurs dicter vos choix mais prenez plutôt le temps de vous écouter vraiment. Il faut avoir le courage de ne pas choisir la facilité et les habitudes. Les années passent et il y aura toujours une nouvelle fausse bonne raison de ne pas bouger.


Car finalement, il n’y a que deux vraies raisons qui pourraient vous pousser vers une reconversion professionnelle :

  • Un rêve ou un projet qui vous tient énormément à cœur

  • Un job qui ne vous convient plus

Dans un cas, comme dans l’autre, ne vous posez plus de questions et accordez-vous du temps pour enfin donner du sens à votre vie et avancer vers ce qui vous rendra vraiment heureux.

Vous le méritez !

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